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Wooshing Machine

Ma l'amor mio non muore / Épilogue

 25.09

 Le Théâtre

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Ma l’amor mio non muore / Épilogue est une suite naturelle dans la Trilogie de la Mémoire. Et c’est un trio. Alessandro Bernardeschi, Mauro Paccagnella et la danseuse et chorégraphe italienne Carlotta Sagna.

"La compagnie Wooshing Machine nous offre un cadeau infiniment rare et précieux, celui de faire exister ensemble la gravité et la joie, l’aisance et la désarticulation, le cabotinage et l’autodérision, l’infantilité et la maturité. Et elle nous offre de l’amour, beaucoup d’amour, dans un récit construit comme une mosaïque : on la regarde et on ressent son effet de près, dans l’immédiateté de chaque épisode, petit monde unique, autant que de loin, dans un tout qui révèle sa force par la juxtaposition et le dialogue. Et le spectacle ardent et vif reste en tête et dans l’âme longtemps après que les lumières se sont rallumées, alors qu’on se surprend à fredonner des bribes de la bande-son du spectacle, riche de mémoire collective."

Alors, vrai, l’amour ne meurt pas, mais le temps passe, et les corps des sales gosses vieillissent. Les corps, car leurs âmes gardent cette verdeur revigorante qui leur permet de s’emparer — de s’emparer comme "prendre à pleines mains, tenir haut en l’air, et reposer" — des rôles iconiques, entre réel et fiction, du récipiendaire d’un prix à la Reine de la nuit. On prend et on repose beaucoup, dans Ma l’amor mio non muore / Épilogue — les objets, les corps. Sans jamais se départir de son humanité.

Et le public entend les meubles — les meubles comme les articulations des artistes ? —, craquer. Devant nous, ils, elle, craquent. Quand le corps menace de tomber, c’est l’autre, le, la camarade, qui retient, soutient, avant de chanceler à son tour. Derrière la joie sauvage — ou plutôt avec la joie, car répétons-le : chez Wooshing Machine, tout existe ensemble — vit la gravité, celle dont parle si bien Carlotta Sagna dans son monologue. Celle de cette autre séquence magnifique où, navires aveugles et emmêlés d’eux-mêmes, les trois artistes semblent nous renvoyer cette question brûlante, universelle : comment faire avec son corps ?

Ma l'amor mio non muore Wooshing Machine

De la grâce, tantôt étrange, tantôt mâle, de Carlotta Sagna, Mauro Paccagnella et Alessandro Bernardeschi, surgit en une respiration la menace de la dislocation. Celle du monde, car ces artistes-là sont au monde avant tout et nous parlent de lui, de ce monde qui pète de partout dans la malignité des conflits.

Et face à cela, que fait l’artiste ? Il, elle, distrait ? Elle, il, donne à réfléchir ? De quelle manière ? Quelle place donner à la technique, au mouvement réfléchi, travaillé ? Que sont-ils, ce mouvement, cette technique, sans direction ? Toutes ces questions profondes, éternelles, surgissent, pour être bientôt balayées par l’entrain — celui, par exemple, d’une séquence de jeu télévisé, où l’on retrouve la primalité jouissive du langage.

L’entrain, l’en-train… Ces trois-là sont toujours en train de bricoler quelque chose. Et que ça fait du bien."

Notes de Anna Ayanoglou – 16 février 2024

Sur une idée de Alessandro Bernardeschi · chorégraphie, écriture et interprétation : Carlotta Sagna, Alessandro Bernardeschi, Mauro Paccagnella · dramaturgie musicale : Alessandro Bernardeschi · lumières et régie : Simon Stenmans · assistante à la chorégraphie : Lisa Gunstone · vidéo : Stéphane Broc · son : Eric Ronsse · costumes : Wooshing Machine et Fabienne Damiean · featuring Pietro Ercolino

Production Wooshing Machine · coproduction Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Charleroi Danse, Les Brigittines
Accueil Studio Studio Thor, Studio Etangs Noirs, Charleroi danse, Les Brigittines
Réalisé avec le support du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

25.09

Le Théâtre, place Communale, La Louvière

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