L'homme de la Mancha

L'homme de la Mancha

mar 8, mer 9 octobre | Le Théâtre Michael De Cock et Junior Mthombeni rendent hommage à Brel. "C’est de la bombe. Une mise en scène explosive qui tient jusqu’au bout. C’est inattendu, c’est poétique, et avec une finale magistrale." (RTBF)
Les inscriptions sont closes

Infos

08 oct. 2019, 20:00 – 09 oct. 2019, 22:00
Le Théâtre, Place Communale 22, 7100 La Louvière, Belgique

En résumé

Tout le monde est Don Quichotte, je crois. Tout le monde a ce côté-là quand même. Enfin, je le souhaite... J’en suis certain. Tout le monde a un certain nombre de rêves.

Jacques Brel

Le 4 octobre 1968, au Théâtre de La Monnaie àBruxelles, avait lieu la première en francais de la comédie musicale étatsunienne Man of La Mancha – livret de Dale Wasserman, musique de Mitch Leigh et paroles de Joe Darion – traduite et adaptée par nul autre que Jacques Brel, qui assurait lui-même le rôle de Don Quichotte.

Un demi-siècle apres cette première bruxelloise de L’Homme de La Mancha, le KVS, La Monnaie et le Théâtre de Liège transposent le chef-d’œuvre de Cervantes et l’adaptation de Brel à la ville d’aujourd’hui et de demain. Bassem Akiki dirige des musiciens de l’Ensemble de Musique de Chambre et des chanteurs de l’Académie des Chœurs de La Monnaie. Michael De Cock et Junior Mthombeni dirigent un groupe d’artistes très divers : l’interprète de Brel, le très prisé Filip Jordens, la soprano Ana Naqe, le comédien Francois Beukelaers, le chanteur de soul et de hip-hop Junior Akwety, l’artiste de slam Nadine Baboy et beaucoup d’autres talents.

FOLIE, RÊVE ET IMAGINATION

Don Quichotte ne se résigne pas à accepter la réalité telle qu’elle est, mais rêve de ce qu’elle pourrait être. Il souhaite

apporter de la grâce et de la beauté à la laideur du monde dans lequel il vit. Il tourne le dos au système, tente de

construire des ponts et d’arracher une place sous le soleil pour les damnés de la terre.

Michael De Cock et Junior Mthombeni : « Cette comédie musicale traite de la menace qui pèse sur les gens en quête de sensibilité et d’imagination. Tout le monde s’acharne à crier qu’il faut penser de manière originale, non conformiste, out of the box et chercher des solutions créatives, innovantes, mais cela aussi est de plus en plus instrumentalisé, comme s’il s’agissait d’une recette à suivre. En réalité, il n’y a plus beaucoup d’espace de liberté. Quelqu’un me disait récemment : “La culture est la cerise sur le gâteau, il faut d’abord sortir de cette crise, et cela, nous ne pouvons y parvenir qu’avec des banquiers et des ingénieurs.” L’art comporte par essence une dose de donquichottisme. Si l’on veut être visionnaire et changer quelque chose, il faut continuer à poursuivre cet impossible rêve. »

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