Simul Solis

REAL // UGLY // SPARKLING

real ugly sparkling

05, 06.11 | Le Théâtre

Des panneaux et des masques en carton, des flanelles, des paillettes, du velours, de la dentelle sur des pantalons de sport, une amoureuse balancée à bout de bras, d'autres masques en cartons et d'autres panneaux, des saltos dans tous les sens, des lunettes de soleil de 2010, des fermetures éclair, des corps qui s'enroulent, des cols roulés, le pull de la grand-mère d'un ami de la cousine de quelqu'un, des couleurs fluorescentes, de la chaleur numérique, une paire de pieds sur des épaules sûres, des chaussettes rayées, des monstres, des haches et un cœur brisé. La laideur sur la laideur...

Des micros déformés, des visages verts, des mains roses, une canette de thé glacé Lipton pétillant, du kimchi que que soit le kimchi), un manteau Desigual, une déclaration criée en l'air, des balles oranges en guise de balles, des bas-résilles, des ceintures léopard, des shorts à froufrous, une chute libre de 7 mètres de haut, des casquettes pour rapper à Taïwan, le tee-shirt du voyage de fin d'année de la fille de votre voisin et peut-être du silence pour respirer...

Le cirque brille par nature. Dans chaque situation, nous pouvons trouver cette étincelle qui rejoint l'extraordinaire. Cependant, en conservant un regard qui l'accueille, nous pourrions même arriver à savourer la brillance en toutes circonstances.

Ce spectacle redonne de la valeur à ce qui se considère au quotidien comme banal, grossier ou même dégoutant. On y trouve une accumulation vertigineuse d'éléments de mauvais goût face auxquels le public est encouragé à réinventer les significations ou à en chercher d'autres.

Mise en scène de Gaël Santisteva | avec Estelle Alagnat, Keivin Benavides Hidalgo, Nicola Bertazzoni, Joaquín Bravo Gallo, Martina Calvo, Chloé Chevallier, Bernadette Favre, Daniel Fernández López, Alonso González Barria, Livia Jouan, Paul Longuebray, Morgane Maret, Juan Carlos Panduro Romero, Wing Leung Pun, Josse Roger, Luis Miguel Roldán Santiago, Ting Kuan Zhao

Photographique : Stanislav Dobák  
 

Durée:  80 minutes