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Nous les grosses

Guillaume Druez, Stéphane Bissot

28.05

Le Théâtre

Blanche a quarante-six ans.
Elle est en surpoids, se trouve grosse et enchaîne les régimes.

C’est à partir de ces trois réalités, somme toute assez banales, qu’elle va mener une réflexion sur son corps et son rapport à la nourriture.

Déterminée à aller au fond des choses et d’elle-même, Blanche va se confronter sans concession à ses démons intérieurs et révéler le mal qui la ronge : la boulimie. Spectacle autour de la compulsion alimentaire, de l’ennui, du manque, et des mécanismes pour les combler, ce monologue est un cri, l’expulsion de colères et de désirs trop longtemps enfouis, la tentative de remplir par la parole tout ce qui l’a trop souvent été par la nourriture.

nous les grosses

J’ai essayé, hein ! De vomir. Ça ne marche pas. Le résultat de la pose répétée de l’ongle sur la luette se résume en vains crachats de bile. J’ai pourtant regardé des tutos pour passer glorieusement la frontière de la "vraie" maladie : enfin / finalement / youpie / anorexique ! Lors d’une conversation avec un inconnu, pouvoir susurrer un tragique : "Tu sais, j’étais anorexique... Je pense qu’on n’en guérit jamais vraiment... Mais je m’en suis sortie ; ça reste une lutte de tous les jours..." Comment cet homme pourrait, dès lors, me résister ? Lui qui, investi en sauveur, revêtirait son costume de Batman, pendu sur un cintre dans la grande armoire brune, depuis qu’il a six ans, et la tenue a grandi avec lui et toutes ces années, toutes les nuits, c’est en cachette, qu’il l’essayait. Et que dire de la cape ? ... Celles qui vomissent et qui empêchent leur corps de se nourrir, sont du côté de la mort. Moi ma psy m’a dit un jour : "Vous êtes du côté de la vie." Génial. Le suicide sera toujours trop actif pour moi : je continuerai à me laisser porter par la vie comme une grosse feuille au vent. C’est vrai : je n’aurai jamais la confiance en moi d’un "Chers usagers, suite
à un accident de personne..." ni le panache d’un "La vie m’est insupportable, pardonnez-moi."

28.05

Théâtre de La Louvière, place Communale

durée : 1h00

€ 19 · 15 · 10 · Article 27

Écriture et mise en scène : Guillaume Druez · avec Stéphane Bissot · création lumières : Renaud Ceulemans · assistanat à la mise en scène : Enrico D’Ambrosio · scénographie : Zoé Ceulemans

Une création de la compagnie de Fernande, en coproduction avec le Théâtre de la Vie et La Charge du Rhinocéros · avec le soutien du Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles (CED-WB), La Bellone et le BAMP. Avec l’aide de la Fédération WallonieBruxelles, Service Général de la Création Artistique – Direction du Théâtre · diffusion : La Charge du Rhinocéros.

Au hasard...

Annette

15, 16.01 au Théâtre

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