Je Playback

création

Laurence Bibot

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10.03 | Le Théâtre

D’un côté, il y a les archives télévisées conservées par la Sonuma ; de l’autre, il y a Laurence Bibot qui s’en amuse dans des capsules parodiant les archétypes féminins : shampouineuse, directrice d'école, nymphette, ménagère de plus de 50 ans, femme dépressive ou exaltée, mais aussi des personnages connus, Barbara, Juliette Gréco, Sœur Sourire ou encore Amélie Nothomb dont la confection du chapeau haut aura nécessité des trésors d'imagination... En mimant l’expression corporelle et en reproduisant le mouvement des lèvres de ces femmes interviewées dont elle a adopté le costume et même les éléments de décor, Laurence nous offre chaque fois une véritable performance d’acteur.

Ses playbacks (aujourd’hui au nombre de 150 !), Laurence les livrait d’abord aux réseaux sociaux, avant de les rassembler au Musée de la Photographie de Charleroi à l’occasion de l’exposition « Studio Madame ». Désormais, c’est sur scène qu’elle vous

propose de les (re)découvrir, à l’occasion d’un spectacle-événement !

Au menu de la soirée : des playbacks bien sûr mais également une foule d’archives que Laurence s’est amusée à classifier : les gens qui mangent de la tarte et boivent du café ; les clips des années 80 déjà vieux à ce moment-là ; les scènes de mauvais comédiens ; les génériques de jeux télévisés ; les gens qui fument des cigarettes ; les vieux ; les politiques insolites...

Bref, la grande Histoire de la télévision passée à la loupe (déformante et drôle) de Laurence qui entend analyser la place de la femme dans les médias et la manière dont nos traditions et notre société ont évolué depuis l’avènement de la télévision. Le résultat sera savoureux à regarder. Parce qu’il sera drôle, absurde et mélancolique. Mais aussi parce qu’il posera un regard sur une époque : des femmes incarnées par la comédienne mais gardant leur voix qu’elle se « contente » de nous faire entendre à nouveau, des langages, des coiffures, des folklores ; mais aussi des perruques, des foulards, des lunettes anachroniques – sur chemisiers fleuris ou tailleurs Chanel – seront au rendez-vous de cette plongée dans « notre » Histoire.

Comble de plaisir, Laurence sera là, présente, en vidéo, en playback, en direct, dans le public, en chair et en son. Ce ne sera pas un one-woman-show, ce ne sera pas un documentaire ; ce sera un spectacle-playback, une forme audacieuse qu’elle a envie de partager avec le public, en toute confidentialité.

De Laurence Bibot | mise en forme Aurelio Mergola | équipe de création en cours... | production Souliers d’Or & LIVE Diffusion | avec le soutien de la Sonuma

« Tout a commencé un jour où je m’ennuyais à la maison, raconte Laurence. Dans ces moments-là, il m’arrivait assez souvent d’aller surfer sur les archives Sonuma de la RTB. Je suis tombée sur l’interview d’une joueuse de foot des années 60 qui disait tout son désarroi face à ceux qui se moquaient d’elle parce qu’elle était une fille prétendant jouer au foot. J’ai trouvé ce personnage touchant et j’ai eu envie de l’interpréter. J’ai sélectionné une courte séquence de l’interview, je me suis déguisée pour lui ressembler le mieux possible et j’ai fait un play-back filmé sur sa voix. Et puis j’ai posté ça sur Instagram, juste pour le fun. »

Le COMBO expo

spectacle + visite guidée de l'expo Voix surréalistes. Le corps des mots au Centre Daily-Bul & Co

 

Pour cette exposition, le Centre Daily-Bul & C° a choisi de s’intéresser au rapport que Bury entretient avec les mots via une approche inédite – et quelque peu insolite : en étudiant les contours de son expression verbale, autrement dit sa voix.

L’exposition a pour objectif de faire découvrir ou redécouvrir Bury, ainsi que d’autres artistes et poètes belges dont il était proche, via le prisme de leur parole. Ce choix repose sur une conviction : alors qu’elle est souvent considérée comme secondaire, par rapport au portrait photographique par exemple, la voix humaine représente un moyen puissant pour découvrir les différentes facettes d’une personnalité. Porteuse d’informations factuelles (telles que l’époque ou l’origine géographique d’une personne), elle transmet également des données sonores difficiles à saisir (comme le timbre) qui concourent à créer une image mentale, une impression, chez la personne qui écoute.

 

C’est précisément pour tenter de cerner cet indéfinissable que deux approches différentes sont croisées dans cette exposition : la recherche scientifique et la recherche artistique. Ce projet exceptionnel est en effet né d’un partenariat avec un spécialiste de l’analyse des voix, le Prof. Michel Wauthion de l’Université de Pavie (Italie), ainsi qu’avec le collectif d’artistes VOID.

 

L’exposition invite à se plonger dans les richesses de la voix de six poètes ou artistes belges : René Magritte, Achille Chavée, Marcel Mariën, Pol Bury, Christian Dotremont et Marcel Broodthaers. Ces six artistes et poètes se sont côtoyés à des degrés divers dans le cadre de leur participation au mouvement surréaliste. Chacun a développé un positionnement spécifique au sujet de la relation entre corps et mot dans la création poétique ou artistique. Dès lors, l'exposition soulève une interrogation : si l’on part du principe que, comme la voix, la création relève d’une « expression » mêlant l’esprit et le corps, serait-il possible de trouver des correspondances entre les caractéristiques vocales d’un artiste et sa démarche créative ? Une exposition sous forme de voyage qui convoque tant l’esprit que les émotions.

Visite guidée gratuite proposée aux détenteurs d'un ticket pour le spectacle Je Playback.

Réservation indispensable par téléphone : 064 22 46 99.

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