​Écumes

KNOKKE-LE-ZOUTE

Knokke-le-zoute

23, 24.03 | Le Théâtre

Il y a Écume une jeune femme au caractère bien trempé et au mental de boxeuse. Elle ne pleure pas, parait-il. Elle dit que les larmes risqueraient de troubler sa vision. Elle est la digne héritière d’une lignée de femmes bruxelloises ayant sciemment fait le choix de vivre sans homme. Elle ne s’est pas encore prononcée. On fait sa rencontre au moment où dans son ventre pousse un embryon. C’est aussi à ce moment-là que l’héritage d’un père inconnu lui est annoncé : 452.000 euros pour 452.000 câlins jamais reçus. Deux évènements soudains qui l’obligent à se repositionner.

 

Dans la mer, l’eau salée, sans cesse remuée forme vagues et vaguelettes. Sur chacune des vagues, l’écume. On peut lire une histoire sur cette écume. Encore faut-il avoir l’audace de l’observer, de la lire. Et comme le café décrit le destin dans le fond de la tasse, l’écume dessine l’histoire d’un éternel recommencement sur la plage. L’histoire d’un voyage qui conjugue le présent au passé. L’écume, ce sont les gouttes qui ensemble se racontent au-delà de la personnification, au-delà du passé et du futur.

 

Est-ce qu’un destin, ça se choisit ? Et qu’est-ce qu’on fait quand on n’aime pas le nôtre ? Si l’on considère l’état présent de l’Univers comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre, quelles sont nos marges d’action ?

 

Knokke-le-Zout est le premier volet de la trilogie Écume, projet hybride de voyages et de rencontres autour du thème du destin qui s’étalera sur cinq ans ponctués de trois étapes.

 

Écriture et mise en scène Ilyas Mettioui avec Annette Baussart, Mohamed Benaji, Benoît Gob, Mustapha El Hamel, Cecilia Kankonda, Deborah Rouach, David Scarpuzza assistanat Alice Valinducq scénographie Aurélie Borremans création sonore Guillaume Istace création lumières Christian François régie lumière Suzanna Bauer régie son Mathieu Villet dramaturges Zoé Janssens, Tatjana Pessoa et Nedjma Hadj Benchelabi habilleuse Nina Juncker.

 

Production Central, Rideau de Bruxelles, Compagnie Le Boréal, La Coop asbl, Atelier 210. Avec le soutien de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge. Avec l'aide du Théâtre de l’Ancre, du Théâtre Marni, de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Direction du Théâtre et de la SACD.

Je ne sais pas si je veux me confronter aux blessures de mes parents. Pourtant je sens l’effet de ces fêlures battre dans mes veines. Je me contente de ce que je peux observer. Ou parfois après être parvenu à vaguement formuler une question, face à leurs hésitations, j’avorte bien vite ma quête. Ilyas Mettioui