Folies | It's a mad world

FESTIVAL MUSICAL DU HAINAUT

On ne compte plus les musiciens et compositeurs dont les frasques et bizarreries comportementales ont inspiré ou impressionné les biographes, suscitant parfois incompréhension ou effroi. Citons en exemples, parmi tant d’autres, Gesualdo, remarqué pour sa vie privée sulfureuse, Satie et ses diverses lubies (vestimentaires entre autres), Schönberg et sa phobie du nombre 13, Bruckner et sa passion morbide des cadavres ou encore Scriabine qui tenta plusieurs expériences de lévitation dans sa recherche jusqu’au-boutiste d’unir le ciel et la terre. Ces personnalités marquées par les phobies et les obsessions sont nombreuses dans l’histoire de la musique, certaines, comme Schumann ou Wolf, sombrant parfois, hélas ! dans les délires de la maladie.

Le génie serait-il constitutif de la folie ? À moins que ce ne soit l’inverse ? 

Il en va cependant de la folie comme d’autres troubles de l’existence : elle revêt des atours multiples et variés, parfois dramatiques, parfois plus légers, séduisants et trompeurs…         

Notre société contemporaine semble souffrir avec de plus en plus de difficultés des possibles élans de l’âme humaine et d’accepter ce qui est autre, ce qui sort du cadre, ce qui est hors normes (a-normal ?).


Les Festivals de Wallonie trouvent dès lors nécessaire de s’interroger sur tous ces petits excès et grands débordements qui bouleversent, chamboulent, détruisent parfois, mais nous font aussi avancer sur le chemin de la vie et savourer souvent les précieux plaisirs de l’existence.  

JOSÉPHINE BAKER
PARIS, MON AMOUR

07.10 | Le Théâtre

PROGRAMME

Hello Dolly, Jery Herman | Petite Fleur, Sidney Bechet, Fernand Bonifay, Mario Bua | La vie en rose, Louiguy, Edith Piaf | The Man I Love, George Gershwin, Ira Gershwin | Cheek to Cheek, Irving Berlin, Frank Sinatra | Quand je pense à ça, Joséphine Baker | El choclo, Angel Villoldo | J’ai deux amours, Vincent Scotto, Henri Varna Géo Koger | L’hymne à l'amour, Marguerite Monnot, Edith Piaf | Que reste-t-il de nos amours, Léo Chaulliac, Charles Trénet | I could have Danced all Night, Frederick Loewe, Alan Jay Lerner | Summertime, George Gershwin, Dubose Heyward | C’est si bon, Henri Betti, Paroles André Hornez | La petite Tonkinoise, Vincent Scotto, Henri Chrisitiné

Durée : 1:15, sans entracte

S’inspirant de l’extraordinaire concert de 1968 à l’Olympia - sans doute son plus beau tour de chant - l’Ensemble Contraste souhaite retrouver, au travers de sa nouvelle création, la complicité magique de la mythique Joséphine Baker

avec son public.

Ce spectacle est un hommage à la carrière et à la vie de cette formidable chanteuse, danseuse et meneuse de revue américaine, devenue française en 1937, qui fut une grande figure dans la Résistance à l’occupant pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui utilisera sa grande popularité dans la lutte contre le racisme et pour l’émancipation des noir.e.s.

 

Considérée comme la première star noire, devenue égérie des cubistes et portée par l’enthousiasme des Parisien.ne.s pour le jazz et les musiques noires, Joséphine Baker a conquis le cœur des Françai.e.s en quelques années, de la Revue nègre de 1925 à J’ai deux amours en 1931.

L’Ensemble Contraste et Magali Léger veulent à leur manière faire revivre cette artiste qui marqua le Paris de l’après-guerre dans sa musique, sa proximité avec le public et son engagement politique de résistante.

 

Création du spectacle : Arnaud Thorette | arrangements musicaux : Johan Farjot | chorégraphies : Caroline Lemière | avec Arnaud Thorette (violon et alto), Antoine Pierlot (violoncelle), Vincent lê Quang (saxophone), Johan Farjot (piano) et Magali Léger (soprano)

FUGACITÉS

08.10 | Le Théâtre

FugaCités est une rencontre entre la musique baroque et les cultures urbaines, imaginée par Franck-Emmanuel Comte et scénographiée par la metteuse en scène Bérénice Collet.

Trois variations poétiques et interdisciplinaires aux multiples inspirations, un dialogue créatif entre les instrumentistes du Concert de l’Hostel Dieu et trois artistes phares des cultures urbaines : Tiko (human beatbox), Mehdi Krüger (slam), Jérôme Oussou (danse hip-hop) chorégraphié par Mourad Merzouki.

Danse hip-hop et musique baroque | clavecin, violon, violoncelle. danseur : Jérôme OussouBeatbox et musique baroque | théorbe , violon, contrebasse. Beatboxer : TikoSlam et musique baroque | clavecin, violoncelle, percussions. Slameur : Medhi Kruger

Durée : 1:30 sans entracte

KING ARTHUR

09.10 | Le Théâtre

Il faut revenir en arrière, des siècles en arrière. Il faut y mettre de la boue, des hivers glacés et la colère dans la tête de tous ceux qui crèvent de froid et de faim. L’Angleterre est alors en guerre permanente. Au-delà des champs de bataille, les pactes se trament dans les hautes sphères du pouvoir. Les enfants s’échangent contre d’obscurs services et les magiciens tentent d’écrire demain... C’est au milieu de tout ça, que naît le jeune Arthur.

 

Mais est-il vraiment celui qu’ on attendait ?

 

Entre synthétiseurs et voix lyriques, le vieux mythe du chevalier romantique en prend un coup, pour révéler la jeune Emmeline, fiancée aveugle d’Arthur, qui pourrait bien changer le cours du monde