Sylvia Plath / une lecture collective
Sylvia Plath / une lecture collective

Sylvia Plath / une lecture collective

En mars, Central accueille Sylvia. Un spectacle total créé par Fabrice Murgia et An Pierlé autour de la vie de l'écrivaine américaine Sylvia Plath. À cette occasion, Central vous propose de lire, ensemble, La cloche de détresse, l'unique roman, autobiographique, de cette auteure majeure.
Dans le cadre de la production de Sylvia, Central met en place une chaine de lecture de La cloche de détresse : une trentaine d'exemplaires du roman ont quitté Central le 10 décembre, à destination de lecteurs qui s'engagent à participer à tout un collectif.

La chaine a une finalité : une rencontre de tous les lecteurs, au Théâtre de La Louvière, deux heures avant la représentation du 14 mars. Un échange informel, une discussion autour de la personnalité de Sylvia Plath. Avec An Pierlé et Fabrice Murgia, qui ont signé la musique et la mise en scène de cet incroyable spectacle.

À la lecture de ses textes, l’idée d’adapter la vie de l’auteure américaine s’est imposée comme une évidence à Fabrice Murgia. Il en a fait un spectacle total.
Un mari qui la délaisse, des bouches à nourrir, un besoin d’écrire. Entre machine à écrire et machine à laver, difficile de ne pas se noyer, de subir le sort d’une plume empoisonnée.
Des zones d’ombres et de lumière, dans cette pièce, comme si la bipolarité de Sylvia refaisait surface.
The Bell Jar, un roman autobiographique lancé comme une fusée de détresse en 1963, raconte sa première tentative de suicide à l’âge de 20 ans. Son dernier poème, Edge, est prémonitoire, et testament. Dans la même année, le drame se produit : Sylvia se donne la mort, seule dans sa cuisine, en emmenant avec elle ses soucis de santé et ses idées noires.

La particularité de cette pièce, c’est la vidéo. Comme pour Kiss & Cry (avec la touche artistique de Jaco Van Dormael), tout est filmé en direct. Sauf que cette fois-ci, c’est à taille humaine. Et la caméra a été passé à sa fille, Juliette.
Les caméras en mouvement et le décor amovible font de cette œuvre un making-of de la vie de Sylvia. Les plans rapprochés permettent de capter au cœur de l’action les émotions et les faciès des comédiennes, car oui, Sylvia est représentée par 9 femmes, sur plusieurs chapitres de sa vie.

Et la musique. Celle d’An Pierlé, fait partie intégrante de l’œuvre. Des musiciens la suivent dans cette histoire où pianos mélancoliques et rythmes jazz-rock s’unissent pour former une ambiance extraordinaire et profonde.